12.12.2010

Prix Nobel: Pourquoi pas Stéphane Hessel ou Fidel Castro ? (eva R-sistons)

 

http://echosdesmontagnes.blogspot.com/2009/10/barack-obama-prix-nobel-de-la-guerre.html

 

Les Prix Nobel récompensent souvent ceux qui propagent la mort (Kissinger ou Obama, pour ne citer qu'eux), ou les divisions (1).  De toutes façons, le but est politique. C'est une "arme" au service de l'Occident impérial, dirigée contre ceux qui refusent de s'aligner sur la Pensée unique... totalitaire et mortifère !

Et si on attribuait ce prix décerné à ceux qui font oeuvre de paix, aux individus qui sont réellement animés de bonnes intentions envers les humains dans leur ensemble ?

Je fais deux propositions: Stéphane Hessel et Fidel Castro. Provocation ? Pas du tout !

Stéphane Hessel est un authentique Sage, une conscience de notre temps, un infatigable défenseur des Droits humains, de la vérité, de la justice, de la paix.  Toujours sur la brèche, au risque de déplaire ! Et il déplaît... aux ennemis de la paix, de la tolérance, de la réconciliation !

Sa voix est forte, sans parti-pris, et au service des plus faibles, des plus opprimés. Honte à ceux qui, mûs par la haine, l'intolérance, l'aveuglement, le traînent aujourd'hui devant les tribunaux parce qu'il appelle, légitimement, au boycott de l'intolérable ! En dépit de ses 92 ans, en dépit des attaques dont il fait l'objet, Stéphane Hessel continue de défendre l'humain partout où il est spolié, blessé, assassiné. Un Juif comme on les aime, un authentique Juste ! 

Fidel Castro, pliant sous le poids des ans lui aussi, mène un dernier combat, "pour un autre monde, pour la paix, pour la Vie". Pour la Vie ! Le voici, prophétiquement, qui dénonce l'hiver nucléaire qui s'abattrait sur le monde si Israël et ses alliés utilisaient l'arme atomique pour arriver à leurs fins. Après s'être battu pour la Justice sociale, au péril de sa vie !

Fidel Castro est un dirigeant qui partage la vie de ses citoyens: Pas d'enrichissement personnel, pas de goût du Pouvoir pour le Pouvoir, et prêt à payer de sa personne pour servir. Tandis que Bush, au bout de plusieurs jours, daignait survoler la News Orléans meurtrie, Fidel, lui, malgré son grand âge, alors qu'il était encore à la barre il y a peu encore, était capable de passer plus de 24 h debout à planifier ce qui pourrait protéger ses concitoyens des effets de la tempête annoncée. Résultat ? Pas un mort. Combien, à la News Orléans, parce que George W. Bush a préféré financer les armées prédatrices, hégémoniques, plutôt que les digues qui auraient empêché la catastrophe prévisible ?  Criminel !

Et c'est encore ce même Fidel qui, inlassablement, envoie ses médecins faire oeuvre de vie, gracieusement, partout dans le monde, là où il y a de la misère, de la souffrance, de l'infirmité. Grâce à lui, des milliers d'aveugles ont retrouvé la vue ! Et à Cuba, tous les citoyens ont droit à une éducation gratuite, à des services de santé parmi les meilleurs du monde (le taux de mortalité infantile est l'un des plus faibles de la planète, contrairement aux Etats-Unis, par exemple), les objets de première nécessité sont subventionnés...

Alors, qui fait oeuvre de vie, de paix ? Un Obama et un Kissinger, ou un Stéphane Hessel et un Fidel Castro ?

Mais pour le voir, il faudrait d'abord se débarrasser des oeillères de l'Occident cupide et égoïste....

eva R-sistons

http://r-sistons.over-blog.com .

 

 

(1) Transmis en direct par toutes les plus importantes chaînes de télévision du monde, le discours prononcé par le président du Comité Nobel à l’occasion de la remise du prix Nobel de la paix à Liu Xiaobo se présente comme un véritable manifeste de guerre. Extrait de

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-un-manifeste-de-gu...

08.12.2010

Boycott d'Israël, ou pas ? L'opinion d'eva R-sistons

 


http://www.realliberalchristianchurch.org/2008/11/20/emory-university-student-newspaper-naziapartheid-israel-cartoon-exposes-huge-intellectual-dishonesty-among-faculty-and-others.html

 

Point de vue

Le boycott d'Israël est une arme indigne

 

Une entreprise commence à faire parler d'elle en France, consistant à promouvoir un embargo d'Israël tant dans l'ordre économique que dans celui des échanges universitaires ou culturels. Ses initiateurs, regroupés dans un collectif intitulé Boycott, désinvestissement, sanctions, ne s'embarrassent pas de détails. Au vu de leur charte, tout ce qui est israélien serait coupable, ce qui donne l'impression que c'est le mot même d'Israël que l'on souhaite, en fait, rayer des esprits et des cartes.

L'illégalité de la démarche ne fait pas de doute et la justice française ne tardera pas à la confirmer. Mais la justice sera bien en peine de sanctionner ce qui est essentiel dans cette affaire. C'est pourquoi, nous, associations, citoyens de tous bords, acteurs de la vie de notre pays, tous également attachés à la paix au Moyen-Orient et, donc, à l'avènement d'un Etat palestinien viable et démocratique aux côtés d'Israël, nous sommes convaincus que les boycotteurs se trompent de combat en prenant le parti de la censure plutôt que celui de la paix, celui de la séparation plutôt que celui de la possible et nécessaire coexistence - celui, en un mot, de la haine et non de la parole et de la vie partagées.

La possibilité de critiquer, même de manière vive, le gouvernement israélien concernant sa politique vis-à-vis des Palestiniens n'est pas ici en cause. Peu de gouvernements sont autant sévèrement jugés, y compris par certains d'entre nous. Mais la critique n'a rien à voir avec le rejet, le déni, et, finalement, la délégitimation. Et rien ne saurait autoriser que l'on applique à la démocratie israélienne un type de traitement qui n'est réservé aujourd'hui à aucune autre nation au monde, fût-elle une abominable dictature.

D'autant que, de plus, la globalité du rejet et sa bêtise font que l'on emporte dans le même mouvement les forces qui, en Israël, oeuvrent jour après jour au rapprochement avec les Palestiniens en sorte que les partisans du boycott sont, aussi, des saboteurs et des naufrageurs d'espérance.

La paix ne se fera pas sans les Palestiniens. Mais elle ne se fera pas non plus sans les Israéliens. Et moins encore sans les intellectuels et les hommes et femmes de culture qui, quels que soient leur pays d'origine ou leur parti pris politique, travaillent à rapprocher les peuples. Céder à l'appel du boycott, rendre impossibles les échanges, infliger aux chercheurs israéliens, par exemple, ou aux écrivains on ne sait quelle punition collective, c'est abandonner toute perspective de solution politique au conflit et signifier que la négociation n'est plus dans le champ du possible.

Nous n'acceptons pas cet aveu d'échec. Nous pensons que notre rôle est de proposer un chemin de dialogue. C'est pourquoi, nous, signataires, sommes résolument contre le boycott d'Israël et pour la paix - et, précisément, contre le boycott parce que nous sommes pour la paix.

 


 

Yvan Attal, comédien ;
Pierre Arditi, comédien ;
Georges Bensoussan, historien ;
Michel Boujenah, comédien ;
Patrick Bruel, comédien et chanteur ;
Pascal Bruckner, essayiste ;
David Chemla, secrétaire général de JCALL, ;
Bertrand Delanoë, maire de Paris ;
Frédéric Encel, géopolitologue ;
Alain Finkielkraut, philosophe ;
Patrick Klugman, avocat ;
François Hollande, député (PS) de Corrèze ;
Georges Kiejman, avocat ;
Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris ;
Bernard-Henri Lévy, philosophe ;
Mohamed Sifaoui, essayiste ;
Yann Moix, écrivain ;
Bernard Murat, directeur de théâtre ;
Jean-Marie Le Guen, député ;
Pierre Lescure, directeur de théâtre ;
Serge Moati, journaliste ;
Daniel Racheline, vice-président de JCALL ;
Arielle Schwab, présidente de l'UEJF ;
Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ;
Gérard Unger, président de JCALL ;
Manuel Valls, député-maire d'Evry ;
Michel Zaoui, avocat.

 

Pascal Bruckner, Bertrand Delanoë, Frédéric Encel, Alain Finkielkraut, Patrick Klugman, François Hollande, Bernard-Henri Lévy… Article paru dans l'édition du 02.11.10

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/01/le-boycott-d-israel-est-une-arme-indigne_1433857_3232.html

 

 

 

http://boulesteix.blog.lemonde.fr/2009/04/21/durban-ii-apartheid-et-israel/

 

 carter_51mslg5jj0l__ss500_.1240258763.jpg

 

 

Le point de vue d'eva R-sistons

 

Le boycott est une arme pacifique, et on ne doit pas priver les citoyens de ce Droit parce qu'il s'agit d'IsraëlLe deux poids deux mesures est intolérable. En son temps, des officiels prônaient le boycott de l'Afrique du Sud, au régime d'apartheid intolérable. Le boycott des produits, donc des entreprises - le capitalisme était atteint en son coeur - a fait tomber un régime odieux. Bref, c'est une arme sans morts mais terriblement efficace.

 

Pourquoi cette arme serait-elle indécente, et même interdite, uniquement parce qu'il s'agit d'Israël (que j'appelle "la vache sacrée de l'Occident") ? 

 

Israël ne pratiquerait pas une politique d'apartheid ? Même l'Afrique du Sud, même Jimmy Carter, font le parallèle entre l'apartheid de jadis, et l'actuel d'Israël. Personnellement, je pense que l'apartheid d'Israël est pire: Car il est génocidaire, rappelant les plus sombres périodes de l'Histoire du monde. 

 

En effet, nous assistons à Gaza, dans une indifférence criminelle, à l'extermination d'un peuple: Par exemple l'eau des Gazaouis est polluée, volontairement, et puis  des bombardements intenses ont lieu sur un territoire minuscule avec des armes de destruction massive (ainsi, uranium appauvri, dévastateur...), provoquant des naissances de malformés, toutes sortes de maladies, hypothéquant la survie même des Gazaouis. C'est un génocide qui ne dit pas son nom, scandaleusement ignoré parce que sournois, lent, progressif. 

 

Il faut bien comprendre qu'en vérité, Israël ne souhaite pas la paix, et gagne du temps, jouant sur le pourrissement pour arriver à ses fins : Le Grand Israël, niant l'existence des Palestiniens, pourtant innocents de la Shoah, et les privant de leur gaz offshore (suscitant toutes les convoitises des prédateurs).

 

Compte tenu du fait que les Palestiniens vivent une injustice historique (innocents de la Shoah, peuple attaché à sa terre), compte tenu aussi du fait qu'ils sont en voie d'extermination et qu'Israël ne cherche qu'à gagner du temps pour arriver à ses fins coloniales de domination, il est inévitable, et non indigne, de penser qu'il reste une arme pour sortir de cette situation intolérable : Le boycott.

 

Parce que nous aspirons à la Justice, à une paix véritable, juste et durable, nous ne pouvons que considérer le bien-fondé de l'arme du boycott.

 

Même pour Israël !

 

Surtout pour cet Etat violant partout le Droit et les conventions de guerre comme internationales.

 

Eva R-sistons

Boycotter Israël, ou pas ? L'opinion d'eva R-sistons suite à l'appel du Monde

 

Article d' Alain Gresh (MondeDiplomatique)  pour Nouvelles d’Orient

https://mecanoblog.wordpress.com/category/injustice/

 

 

Lire aussi :

   

Stéphane Hessel appelle au boycott d'Israël - La paix pour la ...