08/12/2010

Boycott d'Israël, ou pas ? L'opinion d'eva R-sistons

 


http://www.realliberalchristianchurch.org/2008/11/20/emory-university-student-newspaper-naziapartheid-israel-cartoon-exposes-huge-intellectual-dishonesty-among-faculty-and-others.html

 

Point de vue

Le boycott d'Israël est une arme indigne

 

Une entreprise commence à faire parler d'elle en France, consistant à promouvoir un embargo d'Israël tant dans l'ordre économique que dans celui des échanges universitaires ou culturels. Ses initiateurs, regroupés dans un collectif intitulé Boycott, désinvestissement, sanctions, ne s'embarrassent pas de détails. Au vu de leur charte, tout ce qui est israélien serait coupable, ce qui donne l'impression que c'est le mot même d'Israël que l'on souhaite, en fait, rayer des esprits et des cartes.

L'illégalité de la démarche ne fait pas de doute et la justice française ne tardera pas à la confirmer. Mais la justice sera bien en peine de sanctionner ce qui est essentiel dans cette affaire. C'est pourquoi, nous, associations, citoyens de tous bords, acteurs de la vie de notre pays, tous également attachés à la paix au Moyen-Orient et, donc, à l'avènement d'un Etat palestinien viable et démocratique aux côtés d'Israël, nous sommes convaincus que les boycotteurs se trompent de combat en prenant le parti de la censure plutôt que celui de la paix, celui de la séparation plutôt que celui de la possible et nécessaire coexistence - celui, en un mot, de la haine et non de la parole et de la vie partagées.

La possibilité de critiquer, même de manière vive, le gouvernement israélien concernant sa politique vis-à-vis des Palestiniens n'est pas ici en cause. Peu de gouvernements sont autant sévèrement jugés, y compris par certains d'entre nous. Mais la critique n'a rien à voir avec le rejet, le déni, et, finalement, la délégitimation. Et rien ne saurait autoriser que l'on applique à la démocratie israélienne un type de traitement qui n'est réservé aujourd'hui à aucune autre nation au monde, fût-elle une abominable dictature.

D'autant que, de plus, la globalité du rejet et sa bêtise font que l'on emporte dans le même mouvement les forces qui, en Israël, oeuvrent jour après jour au rapprochement avec les Palestiniens en sorte que les partisans du boycott sont, aussi, des saboteurs et des naufrageurs d'espérance.

La paix ne se fera pas sans les Palestiniens. Mais elle ne se fera pas non plus sans les Israéliens. Et moins encore sans les intellectuels et les hommes et femmes de culture qui, quels que soient leur pays d'origine ou leur parti pris politique, travaillent à rapprocher les peuples. Céder à l'appel du boycott, rendre impossibles les échanges, infliger aux chercheurs israéliens, par exemple, ou aux écrivains on ne sait quelle punition collective, c'est abandonner toute perspective de solution politique au conflit et signifier que la négociation n'est plus dans le champ du possible.

Nous n'acceptons pas cet aveu d'échec. Nous pensons que notre rôle est de proposer un chemin de dialogue. C'est pourquoi, nous, signataires, sommes résolument contre le boycott d'Israël et pour la paix - et, précisément, contre le boycott parce que nous sommes pour la paix.

 


 

Yvan Attal, comédien ;
Pierre Arditi, comédien ;
Georges Bensoussan, historien ;
Michel Boujenah, comédien ;
Patrick Bruel, comédien et chanteur ;
Pascal Bruckner, essayiste ;
David Chemla, secrétaire général de JCALL, ;
Bertrand Delanoë, maire de Paris ;
Frédéric Encel, géopolitologue ;
Alain Finkielkraut, philosophe ;
Patrick Klugman, avocat ;
François Hollande, député (PS) de Corrèze ;
Georges Kiejman, avocat ;
Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris ;
Bernard-Henri Lévy, philosophe ;
Mohamed Sifaoui, essayiste ;
Yann Moix, écrivain ;
Bernard Murat, directeur de théâtre ;
Jean-Marie Le Guen, député ;
Pierre Lescure, directeur de théâtre ;
Serge Moati, journaliste ;
Daniel Racheline, vice-président de JCALL ;
Arielle Schwab, présidente de l'UEJF ;
Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ;
Gérard Unger, président de JCALL ;
Manuel Valls, député-maire d'Evry ;
Michel Zaoui, avocat.

 

Pascal Bruckner, Bertrand Delanoë, Frédéric Encel, Alain Finkielkraut, Patrick Klugman, François Hollande, Bernard-Henri Lévy… Article paru dans l'édition du 02.11.10

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/01/le-boycott-d-israel-est-une-arme-indigne_1433857_3232.html

 

 

 

http://boulesteix.blog.lemonde.fr/2009/04/21/durban-ii-apartheid-et-israel/

 

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Le point de vue d'eva R-sistons

 

Le boycott est une arme pacifique, et on ne doit pas priver les citoyens de ce Droit parce qu'il s'agit d'IsraëlLe deux poids deux mesures est intolérable. En son temps, des officiels prônaient le boycott de l'Afrique du Sud, au régime d'apartheid intolérable. Le boycott des produits, donc des entreprises - le capitalisme était atteint en son coeur - a fait tomber un régime odieux. Bref, c'est une arme sans morts mais terriblement efficace.

 

Pourquoi cette arme serait-elle indécente, et même interdite, uniquement parce qu'il s'agit d'Israël (que j'appelle "la vache sacrée de l'Occident") ? 

 

Israël ne pratiquerait pas une politique d'apartheid ? Même l'Afrique du Sud, même Jimmy Carter, font le parallèle entre l'apartheid de jadis, et l'actuel d'Israël. Personnellement, je pense que l'apartheid d'Israël est pire: Car il est génocidaire, rappelant les plus sombres périodes de l'Histoire du monde. 

 

En effet, nous assistons à Gaza, dans une indifférence criminelle, à l'extermination d'un peuple: Par exemple l'eau des Gazaouis est polluée, volontairement, et puis  des bombardements intenses ont lieu sur un territoire minuscule avec des armes de destruction massive (ainsi, uranium appauvri, dévastateur...), provoquant des naissances de malformés, toutes sortes de maladies, hypothéquant la survie même des Gazaouis. C'est un génocide qui ne dit pas son nom, scandaleusement ignoré parce que sournois, lent, progressif. 

 

Il faut bien comprendre qu'en vérité, Israël ne souhaite pas la paix, et gagne du temps, jouant sur le pourrissement pour arriver à ses fins : Le Grand Israël, niant l'existence des Palestiniens, pourtant innocents de la Shoah, et les privant de leur gaz offshore (suscitant toutes les convoitises des prédateurs).

 

Compte tenu du fait que les Palestiniens vivent une injustice historique (innocents de la Shoah, peuple attaché à sa terre), compte tenu aussi du fait qu'ils sont en voie d'extermination et qu'Israël ne cherche qu'à gagner du temps pour arriver à ses fins coloniales de domination, il est inévitable, et non indigne, de penser qu'il reste une arme pour sortir de cette situation intolérable : Le boycott.

 

Parce que nous aspirons à la Justice, à une paix véritable, juste et durable, nous ne pouvons que considérer le bien-fondé de l'arme du boycott.

 

Même pour Israël !

 

Surtout pour cet Etat violant partout le Droit et les conventions de guerre comme internationales.

 

Eva R-sistons

Boycotter Israël, ou pas ? L'opinion d'eva R-sistons suite à l'appel du Monde

 

Article d' Alain Gresh (MondeDiplomatique)  pour Nouvelles d’Orient

https://mecanoblog.wordpress.com/category/injustice/

 

 

Lire aussi :

   

Stéphane Hessel appelle au boycott d'Israël - La paix pour la ...

Commentaires

Soutenir BDS

Ce texte fait complètement décalé avec la situation au Moyen-Orient: ça me rappelle certaines plaintes...
J'aime les comparaisons qui apparaissent dès le départ et annoncent un style paranoïaque: tout le monde m'en veut, pourtant je n'ai rien fais. Pour que ça cesse ? Surement...
Exemple: les méchants ont « une entreprise » et les gentils des « associations ». En gros, une organisation économique qui complote contre une société à but social, culturel et pourquoi pas non-lucratif(sic).
Un bon indice pour lire la suite et remarquer toujours cette dualité dans la bouche de personnes qui se disent pour la paix.?
Quand j'entends des termes comme « sévèrement jugés »,  « le rejet, le déni », « démocratie »... pour qualifier, en fait « une abominable dictature », je ne peux pas rester inactif.
Je suis étonné de voir si peu de culpabilité face à la misère Palestinienne qui croît proportionnellement aux nombre de tentatives de paix. Pendant que la surface d'Israël s'élargit les suppôts nous ressortent leur vieille berceuse: ils veulent nous « rayer de la carte ».
A ce rythme, d'ici 20 ans, il ne devrait plus rester un seul Palestinien dans la région.
A mon avis la solution n'est pas dans la paix mais dans le sabotage économique...

Merci Eva
Tractus

Écrit par : tractus | 10/12/2010

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On est tout à fait d'accord, Tractus, agissons là où ça fait mal: aux portefeuilles... Bien à toi, eva

Écrit par : eva R-sistons | 01/01/2011

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quel candidat pour le PS en 2012 ? DSK qui est l'ultra favoris, mais aucun favoris de longue date n'a jamais remporté les élections (balladure, jospin, .. ) Martine ou Ségolène peut être, ou pas? Et pourquoi pas hollande, seul à mes yeux vrai présidentiable.

Écrit par : telecharger logiciel | 21/02/2011

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