14/06/2010

Alerte ! Le Nouvel Ordre Mondial s'apprête à tuer nos emplois. Par eva R-sistons

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A-t-on réalisé que le Nouvel Ordre Mondial à l'oeuvre s'apprête à tuer nos emplois ? Pourquoi l'investissement productif, alors que la spéculation rapporte plus, sans fatigue ?

Et puis, un employé revendique ! Il fait grève ! Il prend des congés maternité ! C'est tellement plus rentable, et pratique, de tout robotiser ! Plus d'employés sur les quais de métro,  personne pour nous accueillir dans les stations-services, la banque nouvelle génération utilise des distributeurs automatiques, bientôt plus d'hôtesses d'accueil dans les super-marchés, plus de caissières, rien.... Le joli monde que voilà ! Comment nos enfants vont-ils travailler ? Soit dit en passant, la société communiste si décriée offrait un emploi à TOUS !!!

Les fonctionnaires ? Tous en voie de disparition, bientôt un vestige. Même l'Armée de la Nation, la Police, la Gendarmerie seront un souvenir ! A la place, des mercenaires, comme à Blackwater ! Des sociétés militaires privées, sans foi ni loi, seulement appâtées par le gain et non par la défense de la France et des Français !

Les agriculteurs ? Bientôt un souvenir, suicidés ou désespérés. Même nos jardins potagers sont menacés, comme aux USA ! En avant les OGM, le contrôle total des populations par l'arme alimentaire !

Les emplois industriels ? Ils disparaissent tous les uns après les autres !

Que restera-t-il ? Au mieux des emplois de service, au pire des emplois de larbins !

Vous n'êtes pas d'accord ? Manifestez !

Pour vous, le Nouvel Ordre Mondial a prévu les lois martiales, la peine de mort pour les manifestants et les émeutiers.

Alors, il est pas beau, l'avenir ??

Eva R-sistons à l'intolérable

http://r-sistons.over-blog.com

Ne manquez pas de lire:

http://sos-crise.over-blog.com/article-le-monde-est-dirig...


Le travail d'aujourd'hui tue l'emploi de demain

L'emploi -le chômage, en fait ! -est un problème récurrent de la société française. Quelle que soit la conjoncture économique, le pays a du mal à passer sous la barre des 10 % et, lorsqu'il y parvient, la tendance à la baisse ne se confirme pas sur une longue période. Les économistes ont depuis longtemps fourni toutes les explications, à défaut d'avoir pu proposer des moyens concrets et surtout applicables de sortir de cette situation qui nous distingue de tous nos voisins européens. Certains d'entre eux, l'Espagne notamment, ont une fourchette plus ouverte que celle de la France, mais réussissent de ce fait, en bonne période, à atteindre des situations de quasi-plein-emploi, quitte à retomber brusquement ensuite sur un taux de chômage double du nôtre. Nous échappons en partie à ces soubresauts, mais nous connaissons un chômage endémique ! Parallèlement, un nouveau problème est apparu depuis peu : le travail est devenu psychologiquement difficile, angoissant, « stressant ». Cela conduit une proportion non négligeable de ceux qui subissent cette pression à la maladie professionnelle, voire, dans le pire des cas, au suicide. Ce qui nous paraît à la fois intéressant et troublant, c'est que, si ces phénomènes sont bien connus et largement commentés, rares sont ceux qui font un lien entre les deux. La segmentation de la pensée qui caractérise les modes de raisonnement dominants -par opposition à une approche systémique de la réalité -classe chaque phénomène dans une « boîte » et n'envisage pas de passerelles entre ces « silos mentaux ». Cette forme de fuite devant la complexité de la réalité constitue une limite certaine à la recherche de solutions collectives.

Et pourtant… La question n'est bien sûr pas d'expliquer l'un par l'autre, dans une logique de causalité directe et absolue qui serait un non-sens intellectuel. Elle est de regarder si l'un des phénomènes, la détérioration prononcée du travail, ne rend pas plus compliquée la solution de l'autre, la réduction durable du taux de chômage.

Quelle est en effet la conséquence majeure de la détérioration du travail sur les comportements des salariés ? Pour faire court, elle les conduit à des stratégies de retrait, à un désinvestissement du travail, à la fois émotionnel et en temps, au profit d'un investissement dans d'autres sphères, la sphère privée sous toutes ces formes, où ils peuvent vivre la « vraie vie ». Ce « transfert d'investissement » est bien perçu par les DRH, qui parfois ont du mal à y faire face, soit qu'ils tentent de proposer, à la population cadre en particulier, un « deal » plus attractif, soit qu'ils engagent leurs entreprises dans des politiques de contrôle contraignant qui ne disent pas leur nom, telles que la multiplication des indicateurs de gestion, censés « encadrer » les comportements au travail.

Par ailleurs, ces comportements de retrait face à la dureté croissante du travail rejoignent un phénomène beaucoup moins connu et surtout enfoui sous un accord implicite de toutes les parties concernées pour n'en pas parler, celui des « poches de sous-travail ». Soient tous les secteurs, publics ou privés, dans lesquels le « taux d'engagement » des personnels (c'est-à-dire la proportion du temps passé réellement à travailler par rapport au temps de travail supposé ou officiel) tombe en dessous d'un seuil que l'on peut estimer à 65 %. Ces phénomènes, que nos travaux nous permettent régulièrement d'identifier, n'apparaissent que très rarement au grand jour. Ils sont vécus par la collectivité comme « honteux » et il faut que la Cour des comptes s'en empare - dans le cas des contrôleurs aériens par exemple -pour qu'ils arrivent de façon éphémère sur l'agenda médiatique, avant d'être à nouveau recouverts d'un silence consensuel.

Confrontées à ces problèmes, les entreprises cherchent toutes solutions permettant de réduire leur dépendance vis-à-vis du travail humain. A défaut de pouvoir lutter efficacement -et rapidement -contre ces maux, elles se tournent vers tout ce qui va permettre de maîtriser à nouveau les rythmes de travail, sans avoir à affronter des problèmes sociaux qui viendraient encore compliquer leur situation actuelle. On voit donc réapparaître ici et là du travail à la chaîne, qui oblige le salarié à s'adapter au rythme de celle-ci, perdant ainsi « l'autonomie de son geste » ; notre pays devient progressivement le champion du monde de la mécanisation, comme si la disparition du travail humain au profit du robot était par définition un progrès donc non contestable. La réalité, c'est que la dureté du travail d'aujourd'hui et les stratégies de retrait qui en découlent se cumulent au sous-travail « éparpillé » et contribuent ainsi, dans des proportions qui jusque-là n'ont fait l'objet d'aucune étude, à tuer l'emploi de demain.

http://www.lesechos.fr/info/analyses/020569187004-le-travail-d-aujourd-hui-tue-l-emploi-de-demain.htm

Créer une entreprise: politiquement correct pour la droite, mais plus dans les discours que dans les faits

Existe-t-il un politiquement correct de droite ?

FRANCOIS DE LA CHEVALERIE EST ENTREPRENEUR.

Qui dit politiquement correct pense plutôt à un discours de gauche, friand de bons sentiments. Toutefois, par ignorance d'une réalité complexe, il s'abîme souvent dans de seules leçons de morale. De surcroît, ceux-là mêmes qui le professent s'en détournent dès lors qu'ils sont mis directement à contribution. Les exemples ne manquent pas : l'on maudit l'exclusion dans les quartiers populaires sans jamais y mettre les pieds, l'on s'émeut de l'inégalité des chances tout en bataillant pour que ses enfants ne fréquentent pas un établissement mal situé.

Le politiquement correct de gauche a-t-il son pendant à droite ? Le thème de la création d'entreprise en fournit volontiers la trame. Se déclinant autour de slogans volontaristes, celle-ci est souvent présentée comme la panacée à tous les maux. Contre l'anémie du tissu industriel, contre le chômage, contre un pays par trop fonctionnarisé. S'abreuvant de supposées valeurs -dynamisme, initiative, liberté -elle serait presque le couronnement d'une vie réussie.

Seulement voilà, comme pour le politiquement correct de gauche, entre discours et réalité, se dresse un abîme. L'un comme l'autre souffrant des mêmes travers.

Alors que la droite loue les mérites de la création d'entreprise, ses protagonistes s'y frottent rarement. Car, sur le terrain, celle-ci est une tout autre affaire. Son accomplissement passe par de lourds sacrifices : travail à la dure, revenus incertains, responsabilités juridiques, hypothèques sur des biens immobiliers. Bien davantage que les formalités, c'est l'inévitable prise de risque sur les deniers personnels qui perturbe. Mieux vaut se fondre dans une grande entreprise ou une institution plutôt que de s'aventurer dans l'inconnu ! C'est le choix de la majorité des tenants de l'élite entrepreneuriale en France, lesquels préfèrent engranger sans trop de peine les avantages dus à leurs diplômes, à leur rang. Dès lors, vanter la création d'entreprise s'apparente à de la propagande destinée surtout aux recalés, aux jeunes, aux chômeurs, aux immigrés, à tous ceux qui n'ont pas d'autres choix que de créer leur entreprise, c'est-à-dire leur propre emploi.

Cette dérive aboutit à la mise en oeuvre de fausses bonnes solutions, comme le statut d'autopreneur ou le concours de création d'entreprises innovantes du ministère de la Recherche. Dans les deux cas, les résultats sont accablants avec peu de créations d'emploi, et une instabilité chronique. Qui plus est, ce paradoxe affecte l'ensemble de l'économie. Exceptionnellement impliqués à titre personnel dans des créations d'entreprise, les banquiers comprennent mal l'univers peu palpitant des PME, à la trésorerie souvent exsangue. En témoignent leurs difficultés à accéder aux crédits bancaires, voire à des marchés. Cette situation génère des frustrations ou une amertume assez comparables à celles que ressentent, de leur côté, animateurs sociaux et éducateurs.

Qu'il soit de gauche ou de droite, le politiquement correct s'offre comme la gestion à distance de problèmes souvent insurmontables. Il illustre la position d'une élite qui, tout en se parant des vertus d'un discours séduisant, est peu prompte à aller réellement au charbon
http://www.lesechos.fr/info/analyses/020690071812-existe-t-il-un-politiquement-correct-de-droite--.htm

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